Action 207: restauration d'une annexe hydraulique à Volaiville [achevée]

[Thème: GESTION INTEGREE, PROTECTION ET MISE EN VALEUR DU PATRIMOINE NATUREL ET PAYSAGER DES FONDS DE VALLEE]
[Objectif:
6.1.: Préservation des ressources piscicoles]

Objectif du projet:

Restauration d'une annexe hydraulique à Volaiville

Public-cible:

Organisation de protection de la nature, pêcheurs, gestionnaires cours d'eau

Description:

Le long de la Sûre, on retrouve plusieurs vieux bras morts, vestiges d’anciens méandres du cours d’eau. Dans la plupart des cas, ces milieux sont presqu’entièrement comblés et il ne subsiste souvent que quelques zones d’eau libre. L’un de ces méandres, en amont de Volaiville (B.), a été créé artificiellement suite au redressement de la Sûre. Anciennement, la rivière serpentait dans la plaine mais des travaux hydrauliques en ont entièrement rectifié le cours sur environ 200 mètres. Le vieux tracé de la rivière apparaît sur les vues aériennes, à côté du tronçon recalibré. Au départ, cette plantation d’épicéas avait été acquise, déboisée et transformée en réserve naturelle par Natagora (association pour la protection de la nature). Le site a alors évolué en mégaphorbiaie à reine des prés. En l’absence de connexion avec le cours d’eau, l’ancien tracé s’est progressivement refermé. Toutefois, deux fossés parallèles, témoins de l’ancienne affectation forestière de la parcelle, continuaient de drainer activement la parcelle. Nous avons mis en oeuvre une action de restauration de l’annexe hydraulique. Le projet comportait différents aspects : la restauration du bras mort, le bouchage des fossés de drainage, la création de mares naturelles et la revitalisation d’une frayère. Le bras mort a été recreusé suivant un profil en pente douce de manière à exposer au sud les zones de faible profondeur. Les parties exposées au nord ont été approfondies (+/- 1,5 m) pour servir de zones refuges. Des mottes d’hélophytes ont été mises en place pour structurer le milieu. Les fossés de drainage ont ensuite été neutralisés (bouchons d’argile), puis élargis par endroits pour créer des plans d’eau de tailles différentes. Enfin, la partie aval de l’ancien tracé, pratiquement comblée, a été élargie en banquette et remise en connexion temporaire avec la rivière pour servir de frayère aux poissons phytophiles. La faune et la flore ont répondu favorablement et rapidement aux aménagements. Le site est désormais utilisé de manière importante par 4 amphibiens : grenouilles rousse (Rana temporaria) et verte (R. lessonae), ainsi que les tritons alpestre (Ichthyosaura alpestris) et palmé (Lissotriton helveticus). De même, le nombre d’Odonates est passé de 4 espèces avant travaux à 20 espèces la première année de végétation. L’agrion nain (Ischnura pumilio), classé «vulnérable» sur la liste rouge des libellules de Wallonie, a largement tiré profit des aménagements. Enfin, le site accueille régulièrement la cigogne noire (Ciconia nigra) en nourrissage.

Responsable du projet:

Parc naturel Haute-Sûre Forêt d'Anlier (projet Interreg IV PACTE Haute-Sûre)

Contact:

Nicolas Mayon - nicolas@parcnaturel.be

Partenaires:

DNF, Natagora

Cots estims:

8.560 € HTVA

Financement:

projet Interreg IV a PACTE Haute-Sûre